Les accessoires capillaires en défilé : ce que les musiciennes doivent vraiment savoir
Comment garder une coiffure impeccable pendant un défilé quand on doit jouer d'un instrument, marcher en rythme et parfois changer de tenue en coulisses ? Cette question revient régulièrement chez les musiciennes qui participent à des parades, des défilés de mode ou des fanfares. Entre les conseils d'initiées et les promesses marketing, difficile de distinguer le pratique du superflu.
Les épingles et pinces : une tenue qui dépend de la nature des cheveux
L'idée reçue la plus répandue veut qu'une pince bien serrée suffise à maintenir un chignon pendant des heures. En réalité, la tenue dépend d'abord du type de cheveux. Les cheveux fins et raides glissent facilement hors des épingles, même les plus solides. Les cheveux épais ou texturés offrent une meilleure adhérence naturelle.
Pour les cheveux lisses, les épingles en spirale ou les pinces à ressort avec une surface intérieure caoutchoutée tiennent mieux que les modèles plats classiques. Un chignon bas, fixé au niveau de la nuque, subit moins de mouvements qu'un chignon haut pendant la marche ou la course. Pour les instruments à vent, un chignon haut évite que les mèches ne tombent sur le visage pendant le souffle, mais il sollicite davantage les racines.
Il faut aussi prévoir que la transpiration, surtout en été ou sous les projecteurs, réduit la tenue de tout accessoire. Un spray fixant appliqué avant la pose des épingles améliore la tenue, mais ne fait pas de miracle sur une chevelure très glissante.
Les bandeaux et serre-têtes : un maintien qui varie selon l'instrument
Le bandeau est souvent présenté comme la solution universelle pour garder les cheveux hors du visage. Cette affirmation mérite d'être nuancée selon l'instrument joué. Une violoniste a besoin de liberté au niveau de l'oreille gauche pour caler le violon. Un bandeau large qui couvre les oreilles devient alors gênant. Les musiciennes de cuivre, elles, peuvent porter un bandeau sans contrainte particulière, mais doivent vérifier qu'il ne glisse pas pendant les vibrations sonores.
Les serre-têtes à dents offrent une meilleure accroche que les modèles lisses, mais ils laissent des marques visibles après plusieurs heures de port. Les modèles recouverts de tissu antidérapant, avec une surface intérieure en silicone, maintiennent mieux sans comprimer le crâne. Pour les défilés en extérieur, le vent reste l'ennemi principal : un serre-tête posé sur des cheveux propres et secs tient mieux que sur des cheveux fraîchement lavés, encore légèrement humides.
Les chouchous et élastiques : le compromis entre confort et tenue
Le chouchou en tissu, souvent délaissé au profit d'accessoires plus techniques, présente un avantage réel pour les musiciennes : il ne casse pas les cheveux et ne laisse pas de pli marqué après le défilé. Son inconvénient principal est un maintien moins ferme qu'un élastique classique. Une queue de cheval avec un simple chouchou peut se défaire après plusieurs heures de jeu, surtout si la musicienne tourne la tête pour regarder la direction ou le public.
Les élastiques à vis, qui se vissent sur la queue de cheval, offrent une tenue plus longue sans exercer une pression excessive sur le cuir chevelu. Les modèles recouverts de soie ou de satin réduisent les frottements et évitent la casse, mais leur surface lisse les rend moins adhérents sur les cheveux très raides.
Le tressage reste une alternative fiable : des tresses collées au crâne ou une natte simple tiennent plusieurs heures sans aucun accessoire supplémentaire. Cette solution demande un temps de préparation plus long, mais elle élimine le risque de perdre un élastique en pleine représentation. Pour les musiciennes qui jouent d'un instrument nécessitant une position inclinée de la tête, comme la flûte traversière, une natte basse évite que la masse des cheveux ne tire sur la nuque.
Le choix d'un accessoire capillaire pour un défilé dépend donc de trois facteurs : le type de cheveux, l'instrument joué et les conditions extérieures. Une solution qui fonctionne pour une percussionniste en salle peut s'avérer inadaptée pour une clarinettiste en extérieur sous la pluie. Tester l'accessoire pendant une répétition complète, avec l'instrument et les mouvements de scène, reste la méthode la plus fiable pour éviter les mauvaises surprises le jour du défilé.